Zéro Pesticide

La commune de Saint Paul a signé, le 29 Janvier 2010, la convention "zéro pesticide" avec l’objectif de minimiser autant que possible l’usage de produits phytosanitaires et d’investir dans des moyens plus écologiques pour désherber.

L’objectif de l’opération est d’amener les collectivités ( communes, communautés de communes,...) et les autres établissements publics sur l’ensemble de la Région Limousin, à s’engager dans des actions visant à supprimer l’usage des pesticides de l’entretien des espaces publics : voirie, terrains de sport, cours d’école, espaces verts, cimetières, zones d’activités, etc...

Pour officialiser leur démarche, les collectivités qui s’engagent signent une charte d’engagement.

http://limousin.zeropesticides.fr/

Terre Saine

La commune de Saint-Paul a été labellisé Terre Saine en 2015
Afin de valoriser les collectivités exemplaires et d’accompagner les autres dans la réduction d’usage de pesticides, Ségolène Royal a présenté, le 22 mai 2014, lors de la journée mondiale de la biodiversité, la démarche « Terre saine, communes sans pesticides » qui comporte plusieurs actions, notamment :
- La mise en place d’un réseau national de collectivités engagées dans la réduction de l’usage des pesticides,
- La création d’un label pour les communes les plus exemplaires,
- La mobilisation des Agences de l’Eau sur les projets portés par les collectivités,
- L’éducation à la biodiversité dans les écoles avec le soutien de « Vigie Nature »,
- Le renforcement de la campagne « Jardiner autrement ».
 
« Terre Saine » fédère et amplifie les actions d’ores et déjà conduites sur tout le territoire. 21 chartes régionales ont rejoint le label. Ces chartes permettent aux collectivités locales de bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour réduire l’usage des produits phytosanitaires.

49 communes ont été labellisées Terre Saine en 2015, et 62 en 2016 :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-demarche-Terre-saine.html

Loi Labbé

Les pesticides interdits dans les espaces verts en 2017 et les jardins en 2019

La Loi Labbé (2014) fixait au 1er janvier 2020 l’interdiction des produits phytopharmaceutiques pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles/ouverts au public. Mais le 22 juillet 2015, la Loi de transition énergétique pour la croissance verte a ramené au 1er janvier 2017 l’interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et les établissements publics ; ceci pour l’entretien des espaces verts, forêts ou promenades accessibles ou ouverts au public relevant de leur domaine public ou privé (sauf stades, cimetières et sécurité/santé).

La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à partir du 1er janvier 2019. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs.

Les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique peuvent être utilisés.

Charte De l’Environnement de 2004

Le peuple français,

Considérant :

Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l’émergence de l’humanité ;

Que l’avenir et l’existence même de l’humanité sont indissociables de son milieu naturel ;

Que l’environnement est le patrimoine commun des êtres humains ;

Que l’homme exerce une influence croissante sur les conditions de la vie et sur sa propre évolution ;

Que la diversité biologique, l’épanouissement de la personne et le progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de consommation ou de production et par l’exploitation excessive des ressources naturelles ;

Que la préservation de l’environnement doit être recherchée au même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ;

Qu’afin d’assurer un développement durable, les choix destinés à répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs propres besoins,

Proclame :

Article 1er. -

Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Article 2. -

Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

Article 3. -

Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu’elle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

Article 4. -

Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi.

Article 5. -

Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attributions, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.

Article 6. -

Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social.

Article 7. -

Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement.

Article 8. -

L’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte.

Article 9. -

La recherche et l’innovation doivent apporter leur concours à la préservation et à la mise en valeur de l’environnement.

Article 10. -

La présente Charte inspire l’action européenne et internationale de la France.

* Loi constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 (JO du 2 mars 2005)




Les Plantes Invasives

De nombreuses plantes invasives prolifèrent rapidement sur l’ensemble du territoire français et il semble que l’on assiste à une accélération de leur développement en raison notamment des échanges et de la mondialisation. Or, les plantes invasives ont un impact environnemental, sanitaire et économique importants.

La plante invasive, aussi appelée plante exotique envahissante, est une plante qui, pour être introduite dans un espace, doit franchir un certain nombre de barrières. C’est le cas de l’ambroisie, une plante sauvage qui n’aurait pu franchir la barrière qu’est l’océan sans l’aide humaine puisque ce végétal est originaire d’Amérique. Ce sont parfois aussi des plantes bien connues telles que le buddleia, aussi appelé buddleia du père David ou plus communément arbre aux papillons (en raison de son odeur qui attire les papillons), originaire de Chine, ou du topinambour, originaire d’Amérique du nord, et justement cultivé pour sa capacité à se développer, même dans les sols les plus pauvres.

L’ambroisie

Heureusement, toutes les plantes exotiques ne s’adaptent pas à nos climats, c’est ce qui les distingue des plantes naturalisées (à ne pas confondre avec les plantes artificielles ou stabilisées).
Attention : toutes les plantes ne sont pas invasives. Seule 1 plante introduite sur 1000 devient invasive. Pour qu’une plante devienne invasive, il lui faut des caractéristiques particulières et des milieux favorables à sa reproduction et sa dispersion.

MODES D’INTRODUCTION :
Les plantes invasives sont introduites de deux manières :
-Involontaire : Par exemple dans le cadre d’échanges de marchandises. C’est un phénomène ancien, concomitant avec le développement de l’agriculture. Avec l’introduction des semences de céréales, se sont développées certaines plantes (coquelicots, bleuets...). De même, des graines peuvent transiter avec des marchandises comme le Séneçon du cap (Senecio inaequidens) qui a profité des déchets de laine de l’industrie textile au 18e et 20e siècle pour s’installer dans toute la France avec un impact notable sur la biodiversité.
-Volontaire : Malheureusement, cela représente 2/3 des introductions de plantes invasives. Il s’agit des plantes ornementales qui représentent 40% des introductions (jardins de particuliers, collectivités avec les ronds-points notamment…). Et de l’aquariophilie lorsque le contenu de l’aquarium est jeté dans le milieu naturel !

CONSEQUENCES :
Les plantes invasives ont trois types d’impacts : environnementaux, sanitaires et économiques.
Les impacts environnementaux : les plantes invasives éliminent les espèces indigènes, réduisent la richesse et la diversité floristique.
Les impacts sanitaires : par ses effets allergiques (ambroisie) , toxiques (que ce soit pour les hommes ou les animaux) comme La Berce du Caucase qui provoque des dermites à son contact. Un creusois en a ainsi fait la douloureuse expérience récemment :

http://www.lepopulaire.fr/courtine/sante/environnement/2017/07/19/un-creusois-brule-aux-bras-par-une-plante-toxique-la-berce-du-caucase_12489264.html


La berce du caucase

Brûlure provoquée par son contact

Le Datura, est un poison qu’on peut retrouver dans les cultures semées au printemps (maïs, tournesol), dans les cultures pérennes (vignes, vergers), friches et bords de routes. Il peut arriver que le consommateur en retrouve par exemple dans des boîtes de haricots provoquant ainsi des intoxications. Via les tourteaux, il est également toxique pour les animaux.

Le datura

Les impacts économiques : l’ambroisie envahit les champs (perte de rendement dans les parcelles de tournesol). Certaines plantes peuvent avoir un impact dans les prairies. Non seulement elles sont moins attirantes pour le bétail (problème d’appétence) mais elles peuvent être toxiques. D’autres plantes envahissent les milieux aquatiques empêchant ainsi les activités touristiques (c’est le cas de la jussie).

La jussie

L’orobanche est un parasite présent depuis le 18e siècle dans les cultures de brassicaceae. Depuis 50 ans, il se développe dans le colza et impacte plus particulièrement le Poitou-Charentes. 150 000 hectares de surface agricole utile (SAU) seraient potentiellement concernés par l’extension du parasite. Ce dernier ayant le même cycle que le colza – de l’ordre de 7 à 8 mois - les pertes de rendement sont de 30 à 100% pour cette culture. Le parasite attaque également le chanvre, le tabac et le tournesol. Son potentiel de germination est de 10 ans. Son pouvoir de dissémination est énorme (bottes, machines…)

L’orobanche

LUTTE CONTRE LES PLANTES INVASIVES :
Celle-ci repose sur la sensibilisation du plus grand nombre et par une réglementation adaptée. Ainsi 2 jussies sont-elles interdites à la vente et à l’introduction dans le milieu naturel.
En complément de la réglementation, la prévention (réseau de surveillance, code de bonne conduite de jardinerie…) et l’éradication précoce de ces plantes en milieu naturel sont plus rentables à moyen et long terme qu’appliquer une gestion curative (confinement…). Cependant, pour les espèces largement présentes comme l’ambroisie et la renouée du Japon, il est impossible de les éradiquer. L’enjeu est donc de les gérer.
Il est nécessaire de promouvoir des mesures de gestion durable qui s’intègrent dans le plan écophyto Parmi les voies à développer, la lutte biologique peut parfois être intéressante en réintroduisant l’ennemi naturel qui permet de maintenir la plante à un bas niveau de nuisance. La lutte biologique va maintenir la plante invasive à même niveau de nuisance mais ne pourra pas l’éradiquer. C’est par la combinaison des moyens de lutte et en mettant à disposition une boîte à outils la plus complète possible, que les acteurs de terrain, avec en premier chef les agriculteurs, pourront lutter efficacement.
Enfin, plusieurs réseaux de surveillance existent en France (milieu agricole ,aquatique et naturel)


Pour en savoir plus :

http://www.plantes-exotiques-envahissantes-limousin.fr/


SOS Faune Sauvage

L’objectif du centre de sauvegarde de la faune sauvage est d’accueillir et de soigner les animaux sauvages blessés ou incapables de pourvoir à leur survie, et de les réinsérer dans leur milieu naturel d’origine.

Implanté à Verneuil-sur-Vienne (à coté du centre nature "La Loutre"), il est géré depuis 2005 par l’association SOS Faune Sauvage. En Limousin, c’est la seule structure habilitée à accueillir des animaux sauvages blessés ou en détresse.
Membre de l’UFCS (Union Française des Centres de Sauvegarde),le Centre de sauvegarde de la Faune Sauvage du Limousin existe depuis 1996.

ANIMAL BLESSE : QUE FAIRE ?
AVANT DE VOUS RENDRE AU CENTRE, CONTACTEZ-NOUS AU :

07 78 07 11 23

Pour en savoir plus

https://www.sosfaunesauvage.fr/


La Pollution Lumineuse

Afin de diminuer l’émission lumineuse nocturne et la consommation d’énergie, l’éclairage public sera éteint sur l’ensemble de la commune de 23h30 à 5h30 à partir du 31 janvier 2018.
La place des platanes et le parking de la salle des fêtes bénéficieront d’horaires d’éclairage adaptés à leurs activités.

« Les émissions de lumière artificielle de nature à présenter des dangers ou à causer un trouble excessif aux personnes, à la faune, à la flore ou aux écosystèmes, entraînant un gaspillage énergétique ou empêchant l’observation du ciel nocturne feront l’objet de mesures de prévention, de suppression ou de limitation. » Article 41 de la loi Grenelle 1


https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2009/8/3/DEVX0811607L/jo#JORFARTI000020949626


Une pollution méconnue : l’éclairage artificiel


Dans la mythologie grecque, Prométhée fut puni pour avoir donné le feu aux hommes, et leur permettre la folle tentation de s’élever au dessus de leur condition. Prométhée fut supplicié par Zeus mais les hommes poursuivirent leur bonhomme de chemin pour surgir du néant : la lumière fut, et parfois plus que de raison...

Plus prosaïquement, la lumière artificielle nocturne est devenue tellement invasive que certains migrateurs, que tout à chacun s’émerveille à voir passer à l’automne et au printemps, peinent à franchir ces obstacles modernes de l’activité humaine. L’éclairage artificiel a été conçu pour les humains pour leur propre utilité et ne prend pas en compte les gênes et perturbations qui peuvent impacter l’ensemble du monde vivant. La multiplication de l’utilisation en extérieur de la lumière artificielle la nuit, depuis un peu plus de 100 ans, constitue un bouleversement récent pour les écosystèmes et la biodiversité.

La lumière est en effet un facteur majeur de la synchronisation biologique. Les changements de luminosité régulent l’activité des différentes espèces et modulent leurs rythmes biologiques. Les rythmes circadiens sont observés chez tous les animaux et ces rythmes sont synchronisés par une horloge. Cette horloge régule le sommeil, les rythmes hormonaux ou encore la température par exemple.
Chez les plantes, plusieurs processus sont directement affectés par la lumière : germination, croissance, expansion des feuilles, développement des fruits et sénescence.

Pour l’ensemble des animaux et les hommes, les impacts de la pollution lumineuse sont pluriels et variables selon les espèces mais quelques grandes perturbations sont communes.
Chez les insectes, il suffit d’observer un point lumineux pour constater l’hécatombe : la luciole peut attendre un moment son partenaire mâle puisque la femelle luit pour justement l’attirer. Le concurrent électrique est trop imposant. Autour des ampoules se concentrent les insectes nocturnes, ce sont pourtant d’importants pollinisateurs , mais nocturnes, qui n’accompliront plus leur mission et mourront brûlés...Parfois des chauve-souris apparaîtront, attirées par la chasse en fonction de la lampe utilisée (c’est à dire leur émission électrique) puis disparaîtront ensuite, faute de nourriture. C’est toute une niche écologique qui est déstabilisée....

Chez les vertébrés, la contamination lumineuse des phases d’obscurités naturelle peut désynchroniser les rythmes biologiques , la résultante peut être la perturbation de divers comportement comme les migrations, les déplacements et la vision,la reproduction ou encore la chasse. L’exposition artificielle à la lumière est ainsi utilisée dans certains élevages (notamment piscicole) pour accélérer la croissance.

Pourtant,malgré la reconnaissance des nuisances sur l’homme et la nature, le nombre de points lumineux a encore augmenté de près de 90% depuis 1990 pour atteindre 11 millions de points lumineux en France en 2012 . Il deviendra bientôt impossible d’observer le ciel nocturne et la voie lactée depuis le sol national.

Sensibilisé par l’ANPCEN, une réflexion s’est peu à peu développé au sein de l’équipe municipale afin de maîtriser l’émission de lumière dans l’environnement nocturne, car les démarches Zéro Pesticide et Terre Saine n’ont de sens que si elles s’inscrivent dans une cohérence générale de protection de notre environnement.

Paradoxalement, diminuer ou éteindre la lumière ne veut pas dire sombrer dans les ténèbres, bien au contraire ; Au delà d’aspects économiques évidents, il s’agit de respecter la vie et ses cycles afin de préserver un milieu dont nous sommes issus, dont nous dépendons, et qu’il ne tient qu’a nous de sauvegarder.

Saint-Paul, avenue de Limoges ,vers 23h. Au delà du signe extérieur de richesse ou de l’impression trompeuse de sécurité, l’intérêt de l’éclairage se pose.Quel sens cela a-t-il d’éclairer la nuit ? .On peut remarquer que les lampes sont mal orientées car la lumière devrait éclairer la route et non les façades des maisons ,afin de limiter sa dispersion dans la nature. Par ailleurs l’alternance "en échelle" sur la chaussée de zones d’ombres et d’autres éclairées interroge en terme de sécurité, puisque cela oblige l’œil du conducteur à une succession d’adaptation.

Quelques chiffres concernant Saint-Paul :

L’éclairage public représente 40% de la consommation électrique de la commune (c’est à dire environ 80 000 kwh sur 200 000) et 34% de la facture électrique (le coût de l’électricité varie en fonction de son utilisation) c’est à dire environ 11 000 € sur 30 000 € par an. Cela correspond également à environ 7 tonnes d’émission de CO2.


Pour télécharger le dossier de l’ANPCEN sur l’éclairage et la biodiversité :

PDF - 2.3 Mo


Pour en savoir plus :

https://www.anpcen.fr/